Une nouvelle critique des Perles d'Allaya

Une nouvelle critique des Perles d'Allaya

Note de l’Archiviste : Ce document appartient au fonds initial de l'Institut. Nous le conservons en l'état pour sa valeur documentaire.

Bonjour,

On la trouve sur le site http://www.onirik.net/Les-Perles-d-Allaya-Avis .

Je vous la copie-colle ici :

Avis de Elodie Les

Perles

d’Allaya

de Gabriel Féraud édité chez Mille Saisons est un roman d’héroic fantasy qui ne ressemble à aucun autre.

Rappelons pour ceux qui n’en sont pas familiers que l’héroic-fantasy est codifiée par Tolkien dans Le Seigneur des anneaux . Codifié seulement car la légende arthurienne est presque déjà de l’héroic-fantasy, mais c’est bien à Tolkien que nous devons l’apparition du genre.

Il s’agit d’un monde à la hiérarchie médiévale, dans lequel existe la magie, humaine, naturelle ou surnaturelle, ou

les

trois à la fois et où coexistent divers races : hommes, elfes, nains, orcs, trolls, etc. [ 1 ]

Mille Saisons est un éditeur de fantasy indépendant, car il n’y a pas que l’héroic dans la fantasy [ 2 ]. Ce genre est encore majoritairement anglophone. Ce ne sont pourtant pas

les

auteurs français talentueux qui manquent, la meilleure preuve en est justement le catalogue de Mille Saisons. On y trouve Gabriel Féraud, un jeune auteur dont Les

Perles

d’Allaya

est le premier roman. Mais pour un coup d’essai, c’est indubitablement un coup de maître : comme tous

les

auteurs intéressants, il n’écrit de l’héroic-fantasy que pour mieux en transgresser

les

codes, pour le meilleur.

En effet, Les

Perles

d’Allaya

nous ouvrent

les

portes d’un monde médiéval certes, mais indien, un monde hindou. Le héros de l’histoire est tout simplement le Héros, avec une majuscule, car c’est ainsi que se nomme la plus haute distinction accordée par le maharadjah.

L’Honneur est le credo du Héros, ce qui rend son Dharma bien lourd parfois. Ce Héros se lance logiquement dans une Quête, dont la majuscule s’impose aussi car ce n’est rien moins que la recherche de la relique la plus sacrée qui existe,

les

perles

d’Allaya

[ 3 ]. C’est en tant que telle, dit la légende, qu’elle a pleuré, quand

les

dieux marchaient encore parmi nous, et ses larmes sont ces fameuses

perles

que personne n’a jamais trouvées, dont personne ne sait où

elles

peuvent être ni même à quoi

elles

peuvent ressembler, sans parler de ce à quoi

elles

peuvent servir. Ce qui, évidemment, n’a rendu

les

hommes que plus déterminés à

les

chercher depuis des

siècles

.

Le Héros va-t-il répondre à ces questions, à toutes

les

autres, ou seulement en trouver de

nouvelles

, lui qui se lance dans un voyage qui le conduira bien loin de là où il pensait aller… ou est-ce au contraire précisément là où il voulait aller ?

Ouvrir Les

Perles

d’Allaya

, c’est voyager avec le Héros dans un monde aux riches senteurs d’ailleurs, qui ravira

les

lecteurs avertis et férus de fantasy, car il ne ressemble à rien de ce qu’ils auraient pu lire jusque là.

Mais il emportera aussi bien avec lui

les

néophytes qui n’auront de cesse que de vouloir répéter l’expérience, car la fantasy est un genre dont on ne se lasse jamais.

[ 1 ] Bien sûr, il y a autant d’univers que d’auteurs et pas seulement d’auteurs d’ailleurs, car l’héroic-fantasy a essaimé bien au-delà de la littérature, comme en sont la preuve vivante

les

gamers de WHO , autrement dit

les

joueurs de World of Warcraft . C’est aussi un genre qui se prête très bien à la parodie dont

les

plus beaux fleurons sont

les

sagas MP3 Le donjon de Naheulbeuk et Reflets d’acide , et qui sont

téléchargeables

gratuitement.

[ 2 ] Ce point mérite d’être souligné, car il est bien dur dans cette jungle qu’est l’édition d’être ce qu’on appelle un petit éditeur et encore plus un éditeur français car si la fantasy, grâce à Harry Potter et à Eragon , a fait une entrée remarquée dans la « vraie » littérature, après avoir été depuis sa création au mieux considérée comme un sous-genre pour geeks – même s’ils ne portaient pas encore ce nom car la fantasy est antérieur à l’ordinateur – et est maintenant enfin reconnue pour ce qu’elle est, c’est-à-dire un genre riche et foisonnant

[ 3 ] Allaya étant la déesse principale du panthéon du roman, la sœur du dieu de la guerre - dont le Héros est le plus fervent adepte bien sûr - et la déesse de la compassion